Quand on est propriétaire bailleur, on pense avant tout à l’argent passif que vont représenter les loyers et on ne souhaite pas forcément dépenser ce gain dans une assurance. Pourtant, un sinistre peut arriver très vite et occasionner des dégâts onéreux. Sans couverture, aucune chance d’être remboursé. Quand on veut assurer son bien, reste à déterminer quel type de couverture prendre : une Multirisques Habitation ou une assurance PNO ?

Comment choisir entre MRH et PNO quand on est un propriétaire bailleur ?

Fortement recommandée, l’assurance habitation est une garantie que souscrit le propriétaire bailleur pour assurer le bien qu’il met en location auprès d’un tiers.

Pourtant, il existe plusieurs possibilités pour lui, qui vont représenter un niveau de couverture différent mais aussi un coût qui ne sera pas le même.

Que ce soit la MRH ou la PNO, ces assurances ne sont pas obligatoires sauf dans le cas d’une copropriété.

Pourtant, au regard du risque que peut représenter un sinistre, l’une comme l’autre sont toutefois vivement recommandées. Un départ de feu, un acte de vandalisme ou encore un dégât des eaux peut représenter une somme importante en termes de dégâts. Sans couverture, le propriétaire serait contraint de payer, sans espérer de quelconque remboursement.

Sachant que pendant l’année 2020, on a pu constater 3.5 millions de sinistres en France, difficile de faire comme si cela ne pouvait arriver qu’aux autres.

La Multirisques Habitation garantit le bien en lui-même ainsi que les objets à l’intérieur. Au contraire de la PNO, cette assurance peut être souscrite pour tous les biens, y compris pour ceux dans lesquels on réside, ceux que l’on met en location ou que l’on met à disposition d’un tiers à titre gratuit.

Le propriétaire peut faire le choix de souscrire l’assurance lui-même pour son bien mis en location et répercuter le prix des mensualités sur le loyer. Mais il peut aussi demander à son locataire d’en souscrire une. Dans cette situation, cela peut devenir une exigence et le locataire sera tenu de fournir un justificatif (attestation de souscription, donnée par le cabinet d’assurance ou la banque).

Au minimum, la MRH garantit contre les 6 risques principaux comme le dégât des eaux ou encore les incendies. Il est bien entendu possible d’ajouter des options comme le bris de glace qui ne fait pas partie du socle minimum, mais qui peut arriver facilement. Le remplacement d’une fenêtre peut coûter très cher et surtout peut arriver encore plus fréquemment qu’un départ de feu.

PNO ou Multirisques Habitation : savoir faire le bon choix

L’assurance Propriétaire Non Occupant assure le propriétaire des murs et pas le locataire. C’est une assurance de responsabilité civile, qui comme son nom l’indique ne peut pas être souscrite par une personne qui voudrait assurer sa résidence principale ou secondaire que, de fait, elle habite, même si ce n’est que quelques mois par an. Il s’agit donc d’assurer son investissement locatif.

Si l’usage du bien crée du tort à autrui (vice de construction, locataire à l’origine de qui crée des nuisances sonores auprès du voisinage, du fait d’une mauvaise isolation acoustique etc…), ce type d’assurance est tout à fait adaptée parfait.

Le propriétaire, en fonction de ses besoins, peut ajouter des garanties optionnelles intéressantes comme celle contre les loyers impayés, ou encore lutter contre la vacance locative, ce qui occasionne pour lui une perte de loyers et donc de revenus. L’ajout de telles options, tout comme cela serait le cas pour un contrat MRH suppose des mensualités plus élevées.

Mais alors que choisir ? Pour être bien couvert, quelle que soit la situation, le propriétaire a tout intérêt à les cumuler, tout simplement, car le contrat de PNO, surtout s’il a pris des options supplémentaires va tout simplement pallier les manques qui peuvent concerner les contrats de la MRH.

Le propriétaire peut bien entendu s’inquiéter du coût que peut représenter ces deux assurances. Pourtant, la PNO peut se révéler peu onéreuse, malgré ses grandes qualités.

Le calcul du prix en effet se base sur des critères objectifs comme la superficie du logement ou encore le fait qu’il soit vide ou occupé. Le calcul pour la MRH prend en compte l’exposition au risque, ce qui reste très subjectif, d’autant que la notion du risque peut varier considérablement d’un assureur à un autre, comme cela pourrait être aussi le cas pour une banque.

Un propriétaire, s’il souhaite ou non ne veut pas cumuler ces deux assurances ou si, a tout intérêt à utiliser un comparateur en ligne pour être bien assuré pour son ou ses biens mis en location, au meilleur tarif sans payer trop cher.