Le marché de l’immobilier et notamment les ventes de logement ont toujours le vent en poupe.

En effet, selon la dernière note de conjecture des Notaires de France, la hausse des ventes de logements qui s’est amorcée en 2015 et accentuée en 2016 se poursuit sur les premiers mois de l’année 2017.

À cette hausse des ventes se conjugue une hausse des prix qui est toutefois raisonnable et n’influe pas sur le volume des ventes.

Des ventes immobilières record

Les ventes de logements, ces 12 derniers mois, se sont élevés à 867 000 ce qui représente une hausse de 7,7% sur un an. Ce nombre de transactions est impressionnant puisqu’il dépasse le nombre record de 837 000 ventes sur un an glissant enregistré en mai 2006.

Concernant l’Île-de-France, la chambre des Notaires de Paris estime à 42 000 la vente de logements anciens entre décembre 2016 et février 2017, soit une augmentation de 19% par rapport à la période décembre 2015- février 2016.

Ces acquisitions sont favorisées par la faiblesse des taux immobiliers, bien que la tendance amorcée de remontée des taux ne semble pas influencer négativement les transactions et incite même les acquéreurs potentiels à passer à l’acte.

Au-delà des taux bas, le fort nombre de transactions s’explique aussi par le succès du PTZ et du dispositif Pinel (réduction d’impôts en cas d’achat de logement neuf).

Une hausse des prix immobiliers qui reste modérée

Les prix de l’immobilier français sont repartis à la hausse depuis le 2è trimestre 2015, avec +2%.

Toutefois, le marché immobilier n’est pas indivisible et la hausse des prix est plus brutale dans certaines régions et notamment certaines grandes villes.

Paris par exemple est l’une des métropoles dans laquelle le prix de l’immobilier augmente le plus en mai 2017 : +6,2% du prix de l’ancien sur un an avec un prix au mètre carré supérieur à 8400 €.

Au niveau national, on enregistre également une hausse des prix dans l’ancien selon l’indice Notaire de France – Insee : augmentation de 0,5% au 4ème trimestre 2016 et de 1,7% sur un an glissant.

Toutefois, si le volume des transactions est supérieur à celui des années record 2006-2007 et 2011-2012, les prix du 4ème trimestre 2016 (valeur de l’indice =104,7) n’ont quant à eux pas rattrapé ceux des années 2006-2007 (indice = 107) et 2011-2012 (indice = 110).

Une tendance qui devrait se poursuivre… sous certaines conditions

La hausse des prix devrait se poursuivre à Paris comme au niveau national :

  • les notaires franciliens ont avancé le chiffre de 8700 € concernant le prix du mètre carré à Paris en juin 2017, soit 240 € de plus que le précédent record établi en 2012.
  • les notaires de France tablent sur une hausse des prix sur un an de 4,3% pour les appartements anciens et de 6,1% pour les maisons anciennes.

Toutefois, les notaires nous avertissent que la hausse des transactions et des prix de l’immobilier risque de provoquer un « double effet » : raréfier le nombre d’acheteurs et diminuer le stock de biens à vendre. Cela signifie une envolée des prix non-souhaitables. Cette envolée pourrait toutefois être contenue en harmonisant le régime d’imposition fiscal et social des plus-values sur le délai de 15 ans, comme l’ont proposé les notaires aux candidats à l’élection présidentielle.

Message à Emmanuel Macron, nouveau président de la République

Les notaires, constatant que le parc du logement social augmente plus rapidement que celui des bailleurs privés, craignent que les charges et contraintes croissantes pesant sur les investisseurs privés ne les dissuadent d’investir. Ainsi, une augmentation de la pression fiscale, notamment via les transferts attendus de la suppression, même partielle, de la taxe d’habitation voulue par Macron, risquerait d’entraîner

une certaine pénurie de logements locatifs, finalement préjudiciable aux locataires.

La hausse des ventes de logements et de leur prix se poursuit en 2017
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