Si vous disposez d’un peu d’argent que vous désirez faire fructifier, la question du placement à privilégier vous taraude certainement l’esprit. Même si en matière d’investissement les débats sur les possibilités sont sans fin, la bourse et l’immobilier retiennent plus l’attention. Mais là encore, vous devrez tenir compte de vos objectifs pour trouver l’option idéale.

L’existence de l’effet de levier justifierait-elle l’idée très répandue selon laquelle l’immobilier serait l’investissement par excellence ? La pierre n’implique-t-elle pas certains inconvénients et la bourse des garanties plutôt intéressants ? Quel placement s’avère plus bénéfique ? On vous aide !

Bourse vs immobilier : quel placement privilégier ?

Pour commencer, il faudra définir la stratégie d’investissement à adopter : s’agira-t-il d’un placement sur le court-terme ou le long-terme ? À quoi vous attendez-vous à l’issue du placement ? Désirez-vous vous constituer un patrimoine pérenne, vous garantir un apport financier régulier en prélude à votre retraite ou créer une plus-value sur quelques années ?

Une fois la stratégie d’investissement identifiée, vous devrez ensuite analyser la question de la rentabilité du placement. Il s’agit de calculer le rendement locatif de l’investissement immobilier ou le rendement de l’actif dans le cas d’un placement boursier. Rapporté au montant réellement investi, on parle alors de retour sur capitaux propres.

Et puisque la rentabilité d’un investissement doit idéalement tenir compte du risque encouru, vous devrez enfin déterminer le niveau de risque qui lui est associé. La non-prise en compte de ce facteur important explique majoritairement les grands scandales financiers. Consulter un avis Capital.com permettra aussi d’y voir plus clair.

Pour éviter toutes mauvaises surprises, il est recommandé d’évaluer le retour sur investissement par rapport au risque engagé, plus connu sous le vocable risk-adjusted return.

Pour un placement immobilier… ?

L’attrait des Français pour la pierre n’est plus à démontrer. Les statistiques publiées par Century 21 font état d’une évolution de la part des investissements locatifs représentant près de 30,5 % des transactions immobilières du premier semestre 2021. Dans ce lot, 56 % sont motivés par l’idée de se préparer une paisible retraite et de se constituer un solide patrimoine.

Si vous êtes du nombre de ceux qui ont une appétence pour la pierre, il est possible de compter sur l’effet de levier. Grâce à celui-ci, vous n’aurez pas besoin de posséder la totalité du prix de l’actif pour le détenir. Si votre capacité d’emprunt le permet, il vous suffira de présenter au moins un apport de 10 % des frais nécessaires et de recourir à un crédit immobilier.

À titre d’exemple, l’effet de levier vous permet de posséder un bien immobilier de 100 000 € en déboursant juste 10 000 €. A contrario, l’effet de levier n’existant pas en bourse, vous devrez assurer l’intégralité du prix de l’action avant d’investir. Or, il est admis que sur le long-terme, la pierre a un retour sur investissement de 5 % par an et la bourse 7 % par an. Ce qui permet d’obtenir une rentabilité annuelle de 7 000 € pour la bourse contre 5 000 € pour la pierre.

Selon cette approche, la bourse offrirait une meilleure rentabilité qu’un actif immobilier. Mais il suffit d’observer le retour sur capitaux propres investis pour constater l’avantage de l’effet de levier de la pierre. L’investissement immobilier de 100 000 € n’ayant nécessité qu’un apport de 10 000 €, le retour sur capitaux propres de ce placement est alors de 50 % contre les 7 % fixes garanti par la bourse. Ceci implique que la pierre s’avère plus bénéfique que la bourse.

Il ne faut toutefois pas oublier qu’en pratique, un placement immobilier implique des frais de gestion et que les revenus financiers qu’il rapporte sont sujets à des impositions. De même, la notion du risque ne doit pas être négligée.

Pour un placement en bourse… ?

La bourse reste aussi un secteur d’investissement à fort potentiel. En témoigne, selon les statistiques de l’AMF, l’arrivée de plus de 400 000 jeunes nouveaux profils d’investisseurs sur le marché financier en 2021 et plus de 18,2 millions de transactions en action en ce début 2022.

Avec un rendement annuel moyen de plus de 13 %, les actions se sont maintenues au top 1 des placements les plus rémunérateurs sur plus de 40 ans. Bien que l’effet de levier soit inexistant, les promesses de rendement sont ainsi fortement élevées, contrairement à un investissement en immobilier qui peut offrir jusqu’à 11,42 % à Paris.

En tenant compte de l’extrême volatilité des marchés financiers, les performances futures sont relatives et ne sont pas rigoureusement déterminées par les performances passées. D’où l’importance de dépasser les considérations trop exclusives du simple rendement.

Dans l’idéal, l’efficacité du rendement d’un investissement en bourse doit être analysée par rapport à l’objectif défini lors du placement. Quelle que soit la rentabilité espérée pour le placement, il est important que sa performance concorde avec votre projet.

C’est l’idée par exemple d’un investissement en bourse via un contrat d’assurance-vie. Celui-ci permet de créer des allocations particulièrement adaptées à vos différents projets, quel que soit le type de risque engagé. L’une des options envisageables est de penser à fructifier votre épargne de précaution. Il s’agira de l’investir sur des supports à faible risque, garantissant un rendement supérieur au livret A et dont le capital reste accessible sous 48 heures.

Envisager un placement mixte… ?

Il est possible que vous hésitiez à faire un choix ou que vous ayez un attrait pour ces deux types de placements. Dans ce cas, il est possible d’opter pour un investissement mixte accessible avec la Société Civile de Placement Immobilier (SCPI).

Investir en SCPI, c’est détenir des parts d’un bien immobilier sans se soucier de la gestion des locataires qu’il implique. Ces parts, accessibles à un prix fixe et non évolutif dans le temps, vous permettent d’être rémunéré au prorata du montant investi. Avec un rendement variant entre 4 et 6 %, ce placement peut bénéficier de l’effet de levier avec une durée de détention moyenne de 23 ans.

L’avantage d’un placement mixte en SCPI réside en sa capacité à garantir un flux régulier complémentaire et constant de revenus financier sur la base d’un apport moindre et sans condition de retenu en cas de départ. Toutefois, pour investir en SCPI, vous devrez aussi tenir compte des mêmes risques que dans le cas de la pierre.

Le choix de l’investissement à privilégier, qu’il s’agisse de la bourse ou de l’immobilier, doit toujours être fonction de la finalité du projet que vous nourrissez. Quoique les possibilités soient nombreuses, la prise en compte du risque et la diversification des classes d’actifs sur lesquelles vous investissez permettront de limiter les pertes.